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mercredi 3 octobre 2007

Blanc = Mauvais; Noir = Bon. Voyez-vous une erreur?

Aujourd'hui, je suis tombé par hasard sur ce documentaire et j'avais le goût de le présenter. Je vous conseil des chips ou un popcorn, il est quand même long, 1h15, mais ça vaut le coup. C'est un docu sur le racisme, en fait pas le racisme du genre "moi je ne suis pas raciste, mais...", "la race blanche est supérieure" ou "As-tu remarqué comment les Noirs sont...". Non, le racisme du genre insidieux, subtile et inconscient, celui véhiculé par la culture, les médias et Hollywood.


Le film ne parle pas juste du racisme envers les Afro-américain-e-s, mais aussi celui vécu par les Asiatiques et les Arabes. Le film traite exclusivement de l'image, comment "blanc" est synonyme de succès. On nous présente des femmes asiatiques qui se font refaire le visage pour avoir des traits caucasiens. Ce qui m'a plus marqué, ce sont les tests, particulièrement ceux réalisés sur des enfants. Ce qui m'a surpris le plus c'est de voir des petites filles noires dirent que la poupée qui leur ressemble est blanche et ce parce qu'elle est plus gentille que la poupée noire. Je sais à quel point l'image c'est important, mais à chaque fois que je vois des choses du genre, j'en prend encore plus conscience. Colonialisme n'est décidemment pas mort, il a juste muté. Alors, voici le documentaire:

mardi 2 octobre 2007

Peuklap!

Cette nuit, à 2h27, je suis devenu un homme, un vrai, j'ai tué une souris! Bon, pas moi, la trappe à souris que Marc-André avait po-- Arf, je l'ai quand même enlevé du piège bon! Je me suis un peu senti coupable, parce qu'on ne l'a pas tué pour se nourrir (yark!) ou pour se défendre (quoiqu'avoir entendu le cris de jeune collégienne que mon coloc a lâché quand elle lui a passé sur le pied...), non, juste parce qu'elle était chez-nous. M'enfin, l'an dernier on avait eu le même problème et cette année je ne voulais pas que ça se reproduise. Je peux dire que la mort a été "râpid het heffikâss komm hune bâll dâns la nukque" (à lire avec un accent allemand), le crâne a été écrappouti. D'ailleurs, voici les photos. Bonne appetit tout le monde!





Pour contrebalancer cette mort, je vous propose Peta's Super Chick Sisters, un Mario Bros dans l'univers du michant PFK. Pour un jeu flash, c'est bien fait et ça reste amusant pendant 30 minutes. Cependant, après avoir vu Your mommy kills animal, je n'aime plus trop Peta. Ils me font penser à la FECQ/FEUQ: un espèce d'organisation corpo qui se contredit dans ses actions, notamment, en prennant Pamela Anderson comme porte-parole... Dois-je rappeller que la petite madame est shooté au botox et cie et que ces produits ont testé sur des animaux. M'enfin, c'est Pam, tsé, ça attire le regard... En plus, il y a pire, il y a ça. L'ALF (Animal Liberation Front) me semble plus sympa.

Par contre, je ne comprend pas trop, les droits des animaux dans les pays anglophones c'est super fort, personnellement, je préfère défendre les droits de l'humain. Bon, bon, je sais, les deux ne sont pas séparés ou opposés, mais quand même, l'ALF ou Peta ne sortent pas dans les rues pour dénoncer la situation du Darfour ou critiquer les inégalités sociales aux États-Unis.

lundi 27 août 2007

Des petits soldats, mais pas de plomb...

Il y a environ 2 ans, j'ai lu Allah n'est pas obligé d'Ahmadou Kourouma, le livre raconte l'histoire de Birahima, un petit soldat ou enfant soldat et l'histoire ce passe au Libéria. Le livre m'avait marqué par la façon dont la violence et la guerre sont banalisées par Birahima et ses camarades d'armes. Depuis, j’ai cherché plus d’information sur le sujet et j’ai rarement trouvé des choses qui ont satisfait ma curiosité… Et hier, voilà que je tombe, par hasard, sur un documentaire sur le Libéria et les enfants soldats. Je vous présente donc le documentaire en trois parties.

En regardant le docu, j’ai été surpris de voir à quel point Kourouma avait réussi à capter l’essence de ce que vie un enfant soldat. Tout y est, grigris, anthropophagie, viol, drogue, torture, croyances religieuses… En fait, presque tout, le livre ne fait jamais référence à l’influence de la culture américaine et encore moins celle du gangsta rap. Pourtant, tout au long du film, on à l’impression de voir des jeunes rappeurs, le style vestimentaire, le langage, la démarche et les surnoms font références à la culture gangsta. On ne voit jamais de télévision, on ne voit que des décors détruis ou en ruine, et malgré cela, l’ american way of life semblent guider leurs actes.

Par contre, contrairement à beaucoup de rappeurs américains, ce n’est pas un style, mais la vraie vie, ils nous parlent de torture, de meurtres, d’anthropophagie et de viol comme si ils parlaient de la pluie et du beau temps; c’est à en glacer le sang. Puis, on les voit jouer, on redécouvre leur naïveté et on comprend alors, qu’un enfant, malgré tout, est fondamentalement un enfant. C’est peut-être étrange, mais derrière tant d’horreurs, j’ai regagné un peu plus de foi en l’Humanité. Bon visionnage!